Les témoins du texte du Nouveau Testament

De Ebior
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Les éditions modernes en grec du texte du Nouveau Testament utilisent plusieurs sources ( les chiffres indiqués proviennent de l'étude de James K.ELLIOT) :

Les manuscrits grecs

Les papyrus (115) :

Le plus souvent sous forme de rouleau ou volumen (cf. Lc 4,17) , en écriture onciale (lettres majuscules soignées et arrondies parfois liées les unes aux autres) . Ce sont les plus anciens témoins ( à partir de 135 pour p52) mais la plupart du temps fragmentaires , parfois quelques lignes seulement. Bien que presque tous les livres du NT soient représentés , réunis, tous les papyrus connus ne constitueraient pas un corpus complet.

Les principaux papyrus grecs qui datent presque tous de l'an 200 environ, sont conservés principalement dans deux collections, l'une à Dublin en Irlande (Chester Beatty) et l'autre à Cologny-Genève en Suisse (Bodmer)

Jusqu'au 4e siècle, le papyrus restera le support dominant de l'écriture . Le texte est écrit de manière continue, sans ponctuation, sans espace entre les mots, sans chapitre et sans paragraphe.

Classification : la lettre p avec un exposant exemple p1

Liste des principaux papyri (1 et 2)

Les onciaux (309) :

Sous forme de Codex, livre carré composé de feuilles pliées en deux puis réunie par une couture centrale en cahiers reliés. Ils sont eux aussi rédigés en écriture onciale d'où leur nom mais sur parchemin , matière plus coûteuse mais plus résistante que le papyrus. Ce fait explique les palimpsestes : le texte est gratté pour permettre d'en écrire un nouveau par dessus.

Certains sont des œuvres luxueuses , trempés dans des bains de pourpre et écrits avec une encre d'or et d'argent

Principaux avantages

Utilisation des deux faces d'une même feuille, donc deux fois plus de texte que sur une même feuille de rouleau. Format compact sous forme de livre qui facilite le stockage et le transport de textes. Feuilletage et retours en arrière plus aisé qui permettent une plus grande précision dans les citations Regroupement de différents textes possible sous une même reliure

Les onciaux datent du 4e au 10e siècle (principalement à la fin de cette période) et cinq seulement contiennent la totalité du Nouveau Testament

Triple classification :

  1. Un nom latin pour les 45 premiers exemple Vaticanus
  2. Une lettre latine ou grecque pour les 45 premiers exemple B
  3. Un numéro d'ordre précédé d'un zéro ex 03

Liste des principaux codex

Les minuscules (2862)

Sur parchemin et beaucoup plus tardifs ( du 9e au 15e siècle) , en écriture cursive minuscule et souvent liée d'où leur nom. Une cinquantaine contient la totalité du Nouveau Testament, la majorité ne contient que les Évangiles. Les éditeurs modernes les regroupent par famille.

La minuscule supplantera l'onciale à partir du 11siècle.

Classification : un chiffre arabe exemple 13

Liste des  principaux manuscrits en minuscules

Les Lectionnaires (2412)

Utilisés principalement dans les monastères , ils découpent surtout les évangiles selon l'ordre du temps liturgique. Sur parchemin ( le plus ancien date du 9e siècle ) et sur papier pour les plus récents. Une exception : le lectionnaire de Vérone, manuscrit grec-latin du 6e siècle qui contient les Évangiles, les Psaumes et des hymnes.

Classification : la lettre l suivi d'un numéro d'ordre exemple l 59

Les versions

Traductions anciennes et souvent littérales, en différentes langues :

  • Vetus latina (depuis le 2e siècle) [ ou Vieilles Latines ] : les plus anciennes sigle it liste des principaux manuscrits
  • Vulgate (fin 4e siècle) : traduction de Saint Jérôme (et d'autres ), version officielle de l'Église catholique romaine . Sigle vg
  • Syriaque (depuis le 3e / 4e siècle ) : nombreuses traductions partielles ou fragmentaires. Sigle syr
  • Copte (depuis le 3e siècle) sigle cop
  • Éthiopien (depuis 500) sigle eth
  • Arménien (depuis le 5e siècle) sigle arm
  • Géorgien (depuis le 5e siècle) sigle geo
  • Vieux-slavon (depuis le 9e siècle) sigle slav

Les Pères de l'Église

Citations anciennes, du 2e au 5e siècle mais difficiles à apprécier : l'auteur cite-t-il de mémoire ou avec le texte sous les yeux, littéralement ou d'une manière plus large ?

Nouvelles découvertes

Mise à jour du nombre de témoins connus du Nouveau Testament grec


Bibliographie

Roselyne DUPONT-ROC et Philippe MERCIER, Les manuscrits de la Bible et la critique textuelle, Cahier Évangile n°102,Cerf,1998


 Roselyne DUPONT-ROC, Le texte du Nouveau Testament et son histoire, dans Introduction au Nouveau Testament, direction Daniel Marguerat, Le monde de la Bible n°41, Labor et fides, 2001

James K.ELLIOT, A bibliography of Greek New Testament Manuscripts, Cambridge University Press, 20002


K.ALAND et alii, The Greek New Testament, Deutsche Biblegesellschaft et United Bible Societies, 4e édition, 1993

NESTLE-ALAND, Novum Testamentum Graece, Deutsche Biblegesellschaft, 26e (1979) et 27e (1993) édition ,

VAGANAY- AMPHOUX, Introduction à la critique textuelle du Nouveau Testament, Cerf, Paris, 1986

Lucien DEISS, Synopse des Évangiles, Desclée de Brouwer, 1991

Auteur : Fernand LEMOINE 

©  EBIOR, 21/12/2005

 bible@ebior.org